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20/01/2009

L'alcolock, arme anti-chauffards

art_65840.jpgAu rayon des accessoires, le salon de l'Auto propose cette année la découverte d'un appareil dont on risque de parler énormément dans les prochains mois : l'alcolock.

Ce système est déjà utilisé dans de nombreux pays pour mesurer l'alcoolémie d'un conducteur avant qu'il presse le volant. Si le test est positif, l'appareil verrouille le démarreur et il est donc impossible de prendre la route.

Le secrétaire d'État à la Mobilité, Étienne Schouppe (CD&V), a, dans sa note de politique générale, fait de l'introduction de ce système une priorité. À son cabinet, on confirme que le projet est bel et bien sur les rails et verra le jour cette année. Pour ceux qui veulent avoir une idée plus précise de ce dont est capable l'alcolock, la société Rauwers fait des démonstrations en primeur belge sur son stand.

"C'est un produit que nous avons développé en partenariat avec Volvo. Si on commande un camion Volvo, on peut avoir l'équipement en option" , explique-t-on chez Rauwers.

L'appareil se présente sous forme d'un appareil pas plus grand qu'un téléphone. Muni de quelques touches et d'un écran, l'alcolock dispose, en son sommet, d'un orifice muni d'un embout qui permet, comme sur les éthylotests de la police de souffler.

"Il faut un souffle avec une pression continue sinon la mesure ne sera pas bonne. Les appareils sont paramétrés avec un taux de 0,2 pour mille. C'est moins que la limite autorisée, mais on considère qu'avec un tel taux, la conduite est déjà influencée. Lorsqu'on atteint un taux de 0,15 pour mille, l'appareil émet déjà une alerte et le conducteur sait qu'il doit déjà être plus vigilant." Si le conducteur est pris en faute, son moteur est bloqué. "Et il ne peut pas le débloquer lui-même."

Pour l'instant, l'appareil n'est utilisé qu'à titre préventif et pas encore répressif. "En Belgique, il y a cinq camions qui sont équipés du système. C'est peu, mais les sociétés de transports sont demandeuses. Le problème, c'est qu'il y a un souci avec le respect de la vie privée. Les chauffeurs doivent donner leur accord pour que l'employeur consulte les données." Mais Rauwers est convaincu de l'utilité de son système et entend bien profiter du salon pour en faire la promotion.

M.Ka.

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