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19/01/2009

Le Salon gère la crise de foi

salonautolibre2.jpgLe Salon des véhicules utilitaires légers, de loisirs et motos s’ouvre au public. Le contexte économique en accentue les enjeux. Mais le secteur veut (se ?) rassurer. Tout est fait dans les palais du Heysel pour donner confiance et envie d’acheter.

Marre qu’on nous parle de la crise", commente un visiteur sirotant vendredi sa coupette de champagne aux premières heures d’ouverture aux professionnels du Salon de Bruxelles. "Vraiment, les médias exagèrent !" Le ton est donné. Pas question de sacrifier la moindre paillette. Ballet d’hôtesses court vêtues, grands écrans aux images de rêve, prototypes futuristes. Pas de doute, on est bien au Salon de l’Auto. Et ce, même si cette édition 2009 est un "petit" salon, consacré aux utilitaires légers, véhicules de loisirs et motos (lire ci-dessus, supplément LLB 16/1 et dossier LLE 10/1).

Depuis quelques semaines, la situation économique a pourtant sacrément mis la pression. En commentant le nombre d’immatriculations pour 2008, Joost Kaesemans, porte-parole de Febiac (la Fédération de l’industrie automobile et du cycle), rappelait à quel point le marché belge s’en sort bien. Mais prévoyait déjà une diminution d’environ 20 pc pour 2009. Dès lors, "le Salon sera un excellent baromètre" .

Quel sera le comportement du consommateur ? Bien malin qui pourrait répondre sans risque de se tromper. Donc, dans les stands, pas question de se montrer défaitiste. "Pas de stress particulier , réfute Olga Rémy, la porte-parole de Peugeot en Belgique. On verra bien. Nous avons confiance en notre gamme ! Les problèmes liés à la crise sont chauds, c’est vrai, mais surtout dans les pays qui ont des problèmes structurels comme en Espagne où le marché s’est effondré. Ce n’est pas le cas ici." Et cette pluie de promotions, qui semblent plus alléchantes que jamais : une illusion ? "Il y a des promotions à chaque Salon. Cette fois aussi." Mais de reconnaître : "Nous suivons le marché, en faisant de bonnes offres nous aussi."

Comment redonner foi au consommateur qui l’aurait perdue ? De nombreux constructeurs caressent la belgitude. Chez Peugeot, par exemple, la 207 fanfaronne comme première voiture la plus vendue dans notre pays. Tiens, juste en face, Citroën porte la couronne de numéro un des monovolumes en Belgique. Les allusions aux performances du plat pays sont nombreuses. Car, surtout en période de disette, chacun tient à préserver voire accentuer sa part. "Dans ce contexte , reconnaît Luc Van Asker, directeur commercial de Fiat Professional, la pression est particulière." Mais, rapidement, il se reprend : "Même si les ventes devaient un peu reculer, cette année, on voit quand même d’excellents résultats. Je suis certain qu’on n’entrera pas en récession ici comme au Royaume-Uni ou en Espagne. Je dirai qu’on reviendrait plutôt à la normale."

Autre aveu, anonyme celui-là : "Les ventes sont bonnes grâce aux promos. Nous pouvons en faire surtout sur les modèles qui partent moins bien, ce qui reste une bonne affaire pour nous."

Difficile de soutirer de vrais aveux à des sportifs juste avant le lancement de la course. Quelques rares évoquent la difficulté grandissante des clients à obtenir des financements. Et puis plusieurs, tout de même, avouent avoir un peu réduit leur budget Salon, compte tenu des circonstances. "Chez nous, c’est un peu de surface en moins , explique Thierry Louckx, manager chez Fiat. En face, les frais de décoration ont été réduits."

Pour autant, interdit de dire que ce Salon des utilitaires est anecdotique. "Certainement pas, il est capital , bondit Véronique Weghsteen, porte-parole chez Renault Belgique. Nous sommes les premiers Européens dans cette catégorie et ce rendez-vous est l’occasion d’exposer toutes les gammes que nous ne montrons pas au grand Salon !" Bon(ne) vent(e) alors.

Par MONIQUE BAUS
Crédit Photo: BELGA

18/01/2009

ON ENCLENCHE LA DEUXIEME

280.jpgSans atteindre de véritables records d’affluence dès samedi, le Salon de l’auto bruxellois a attiré une foule relativement compacte pour sa première journée. On attendait plus de public aujourd’hui, histoire de boucler en beauté ce week-end d’ouverture

Ce dimanche, organisateurs et professionnels du Salon espèrent bien voir les différents palais du Heysel traversés de nombreux visiteurs. Pas que le public faisait défaut hier, que du contraire, mais le climat maussade du marché de l’automobile en ces temps d’après-crise en aura peut-être refroidi certains. D’autres, déterminés à profiter de cette conjoncture pour tenter d’obtenir à la volée quelques ristournes alléchantes, en auront par contre fait un leitmotiv.

Les carrosseries « blinquent » et les représentants ont justement enfilé leurs habits du « dimanche », ça tombe bien… Ces vendeurs connaissent l’état d’esprit des curieux quidéambulent et savent à quel point le client et l’acte de consommation se sont transformés ces dernières années. Aujourd’hui, au-delà de la motorisation ou des aspects esthétiques, c’est le confort et surtout la propreté (verte, s’entend) des véhicules proposés qui importent aux potentiels acheteurs. Les charmantes hôtesses, que certains disent moins nombreuses que lors des éditions précédentes, sont bel et bien présentes, mais elles tendent moins de dépliants publicitaires en papier glacé « tape-à-l’œil » qu’à l’accoutumée. L’heure est à l’écologie et donc au complément d’informations « en ligne », plus moderne et anti-gaspillage.

Quelques organisations environnementales ont d’ailleurs manifesté samedi, en marge de l’ouverture du salon. Leur objectif : dénoncer les projets des gouvernements régionaux de construire plus de routes et d'élargir la capacité routière existante du plat pays. Une tendance qui, si elle n’est pas enrayée au plus vite, entraînera irrémédiablement une augmentation du parc automobile belge et donc une pollution atmosphérique galopante selon les manifestants.

Côté tendance, si les bolides les plus prestigieux et les stands des grands marques attirent toujours beaucoup les yeux, cette année les petites citadines remportent pas mal de succès et font l’objet de beaucoup d’attention, aussi bien de la part de la gent féminine qui les trouve jolies et faciles à conduire, que du côté des hommes pour qui elles sont pratiques et sûres. A moins que ce soit une question de porte-monnaie…

Enfin, demain nous entamerons la série de petits reportages introduite hier, avec une première vidéo uploadée.

17/01/2009

"Miser sur le pragmatisme du Belge"

La période "Salon" compte, en moyenne, pour 15 pc des ventes de voitures annuelles. Parviendra-t-il à conserver un tel impact dans le contexte de crise ?

Entretien

Pierre-Alain De Smedt préside la Febiac, la Fédération belge de l’industrie de l’automobile et du cycle. Il revient sur le contexte très particulier entourant le Salon de l’Auto 2009.

Malgré sa tradition de moment clé pour le secteur et les nombreuses offres commerciales qu'il charrie, le Salon pourra-t-il échapper au climat morose actuel ?

De nombreux échos témoignent en tous les cas d’une diminution de l’envie d’acheter et de difficultés de plus en plus nettes pour obtenir un crédit. Les showrooms se dégarnissent, et les ventes ont sérieusement chuté en novembre et décembre. Les portes s’ouvrent donc dans un climat de perplexité et d’incertitude.

Le secteur de l'auto belge s'en est pourtant mieux tiré que d'autres en 2008...

Il y a, en effet, un paradoxe propre à notre pays : sur l’ensemble de l’année 2008, les ventes ont progressé de plus de 2 pc, avec 536 000 immatriculations de voitures neuves. Ce qui engendre ni plus ni moins qu’un nouveau record absolu, effaçant celui de 2006 ! Mais depuis novembre, les nuages s’amoncellent bel et bien au-dessus de notre secteur. Les prévisions les plus pessimistes évoquent une chute des ventes de 20 à 25 pc pour 2009.

Sur quels facteurs les exposants peuvent-ils compter pour éviter le fiasco durant le Salon ?

Il y en a trois. Le fait que 50 pc de la flotte belge proviennent du leasing donne au secteur un potentiel de stabilité énorme, de même qu’un turn-over assuré.

Il ne faut pas non plus oublier l’attraction des nouveautés. Le public belge en découvrira 120, dont de nombreuses dans les véhicules de loisirs.

Et puis, il y a le pragmatisme belge : le client sait profiter des opportunités et se tourne de plus en plus vers des cylindrées plus petites, moins polluantes et souvent moins chères. On l’observe aussi en France, où les ventes de "petites économiques" ont augmenté de 44 pc. Ceci dit, la crise ne créera pas, ou plus, des offres folles telles que celles de l’importateur Cardoen, qui offrait deux voitures pour le prix d’une. La plupart des constructeurs ont prévu la chute des ventes et ont ajusté leur production. Sans cela, ils courent à la catastrophe.

L'écologie tenait le haut du pavé l'an dernier. La crise n'a-t-elle pas relégué ce thème aux oubliettes ?

Non. Ce n’est plus le thème avoué, mais l’ensemble des gammes, y compris les utilitaires lourds, continue à devenir de moins en moins polluants. Les poids lourds étaient dans le collimateur de l’émission "Questions à la Une" de la RTBF, récemment. Mais il me semble légitime de souligner aussi que nous entrerons en septembre 2009 dans la norme EURO 5. Ce cap signifiera une baisse de 96 pc des émissions de particules fines en 15 années. Le secteur continue d’investir énormément dans ces avancées technologiques et il ne se moque pas des clients lorsqu’il parle d’améliorations écologiques. Nous attendons aussi des gestes de la part des autorités.

Lesquels ?

Le marché automobile français fait mieux que certains autres marchés des pays développés en raison du bonus écologique, et de la toute récente prime à la casse. Ce sont là deux coups de pouce du gouvernement. La fiscalité verte n’existe que partiellement en Belgique. Le système wallon se base sur les émissions de CO 2 , tandis que la Flandre et Bruxelles lui préfèrent la notion d’Ecoscore.

Il faudrait harmoniser tout cela et renforcer l’armature législative en faveur des achats de voitures plus petites et moins polluantes.

Par OLIVIER STANDAERT

A VOS MARQUES...

DSC_7381.jpgC'est parti... Aujourd'hui s'ouvre officiellement la 87ème édition belge du Salon de l'Auto. Amateurs, futurs acheteurs ou simples curieux, vous serez des milliers à investir les palais du Heysel durant les dix journées à venir. Suivez le guide...

Jusqu'au 25 janvier inclus, nous vous accompagnerons au travers des allées du Heysel en vous proposant des infos quotidiennes, mais aussi une série de reportages traitant de thématiques liées au secteur automobile et aux coulisses de cette grand-messe annuelle. Dès demain, et chaque jour de la semaine prochaine, une de ces capsules-vidéos sera mise en ligne...

Au menu des sujets abordés, il y en aura pour tous les goûts. Des considérations pratiques les plus terre-à-terre aux courbes automobiles les plus folles. Dans le désordre et de manière non-exhaustive, vous pourrez devenir incollable en matière d'avantages fiscaux afférents à l'achat d'un véhicule privé ou professionnel, faire de bonnes affaires en dénichant les voitures les moins chères du salon, ou apprendre à rouler "vert" en découvrant quelles sont les voitures les plus propres en matière d'émission de CO. Aucune des grosses nouveautés de ce cru 2009 ne pourra vous échapper car nous y consacrerons évidemment un sujet. Fan de sensations fortes? Vous apprécierez alors sûrement nos reportages sur la piste des 4X4, sur les picks-up ou sur le tout dernier prototype en date de la maison VW. Les amateurs de deux roues ne seront pas non plus en reste car nous traiterons également des motos présentes en cette 87ème édition. Enfin, pour le plaisir des yeus, nous ferons ensemble un tour d'horizon des voitures de rêves, entre raffinement et extravagance. Bref, autant de raisons de rester en notre compagnie pendant ces dix journées qui promettent d'être des plus instructives...

Rendez-vous demain.

16/01/2009

La voiture est désormais "un PC sur 4 roues"

salonautolibre3.jpgCette enquête a été menée auprès de 125 responsables d'entreprises du secteur automobile. La quantité d'électronique embarquée à bord d'une voiture ne cesse d'augmenter.

De plus en plus, la voiture est "un PC sur quatre roues" et pour la première fois, le secteur automobile fait la distinction entre l'électronique et le logiciel, a indiqué Philippe Guillaume, d'IBM Global Business Services, vendredi, lors de la présentation au salon de l'Auto d'une enquête sur la voiture en 2020.

Cette enquête a été menée auprès de 125 responsables d'entreprises du secteur automobile. La quantité d'électronique embarquée à bord d'une voiture ne cesse d'augmenter. Cela veut dire entre autres que le secteur automobile va de plus en plus faire appel à du personnel spécialisé dans les nouvelles technologies. "Ce sera un défi important pour le secteur, peu attractif aux yeux de nombreux spécialistes en informatique", a expliqué M. Guillaume. Le secteur souffre d'un déficit en terme d'image, confirme Joost Kaesemans, de la Febiac. "D'où l'importance du projet 'un avenir qui roule', qui vise à attirer du personnel qualifié", a ajouté le représentant de la Febiac.

Par BELGA
Crédit Photo: D. Bauweraerts

13/01/2009

Salon de l'Auto 2009 - Infos Pratiques

affiche-250.jpg

Le Salon de l'Auto 2009 se déroulera du 17 au 25 janvier 2009 au Heysel.

Heures d'ouverture:

Semaine et week-ends: 10:00 - 18:30
Nocturne (19/1): 10:00 - 22:00
Soirée VIP (16/1): 16:00 - 24:00

Entrée:

Adulte: 10€
Enfant moins de 12 ans: 6.25€
Enfant moins de 6 ans: gratuit
Journée VIP: 31.5€

Website:

Participez au concours "My Way"

http://www.salonauto.be

 

10/01/2009

Quand la crise refroidit le client, l'auto fait son show

salonautolibre1.jpgA quelques jours du Salon de l’utilitaire, le secteur sort son jeu de crise pour créer un contexte favorable aux achats. Pour autant, les affaires seront-elles vraiment bonnes ?

Dossier

"Si vous voulez que les gens recommencent à acheter, il faut créer un système de promotion, d’opportunité. Par exemple, proposer des ristournes supplémentaires." Le contexte ainsi posé par Marc Vandercammen du Crioc (Centre de recherche et d’information des organisations de consommateurs) a le mérite d’être clair. Ainsi, sur fond de crise, personne ne s’étonne donc de voir se multiplier les annonces d’offres de prix qualifiées d’exceptionnelles à l’achat de voitures neuves. Doit-on, pour autant, conclure que c’est le moment ou jamais de s’offrir une auto ? "Ce n’est pas aussi simple que cela !", répond le même. "On ne peut quand même pas dire : vous n’avez pas d’argent, mais c’est le moment d’acheter une voiture ! Toute la question va être de voir ce que feront les gens. S’ils ont l’impression que le danger persiste sur leur pouvoir d’achat et/ou que l’incertitude menace leur emploi, ils postposeront leur acquisition. Seuls ceux qui ont vraiment besoin d’un nouveau véhicule consentiront à cette dépense." Mais le professeur de marketing ajoute : "Il existe néanmoins différentes façons d’influencer leur décision. Et plus le produit est complexe, comme c’est le cas de l’automobile, plus grande sera la part de subjectivité. Les sentiments peuvent être guidés par des contraintes familiales, des prescripteurs divers, protecteurs de l’environnement ou autres, l’entourage professionnel et la pression du marketing qui plante le contexte de l’effet d’aubaine : la très bonne affaire à laquelle il n’est pas possible de résister. C’est tout le jeu de la séduction."

Un coup classique, à chaque Salon. Et il semble plus flagrant que jamais, dans le contexte actuel de morosité économique, à l’aube du rendez-vous 2009 de Bruxelles. Et même si ce n’est pas une grande année Salon, puisque celui-ci est consacré, comme un an sur deux, aux utilitaires.

L’épidémie de remises touche presque toutes les marques (lire satellite page suivante). Les bonnes affaires fleurissent sous plusieurs formes. Les baisses de prix en tant que telles. Mais aussi l’amélioration des primes pour la reprise de l’ancien véhicule, l’offre de "packages" comprenant toute une série d’options et/ou d’accessoires à prix cassés, ou encore des propositions de crédits à taux imbattables. "En temps normal déjà, le secteur est très concurrentiel", poursuit Marc Vandercammen. "A plus forte raison aujourd’hui : chacun est déterminé à capter le consommateur."

En toute connaissance de cause

Concernant les bonnes affaires de prix, le spécialiste précise : "Au Salon, on présente les nouveaux modèles. Si vous voulez de la place pour entreposer, il faut donc écouler les anciens. C’est la raison pour laquelle de superpromotions sont souvent proposées sur les voitures de l’année précédente avant un Salon. Celui qui n’est pas complètement accro aux dernières nouveautés peut trouver là une réelle opportunité de bonne affaire." Le tout est de savoir si le consommateur est correctement informé. "Si c’est son choix en toute connaissance de cause, c’est un bon plan."

Quant au plan "superpackage", son éventuel travers consiste à appâter le client avec des éléments dont il n’a pas nécessairement besoin. "Vous devez évidemment prendre tout l’équipement tel qu’il est, mais le gros avantage est que le produit est immédiatement disponible : c’est également un élément qui compte dans la gestion de ses achats."

Autre remarque : des superpromotions ne signifient pas forcément des baisses de prix. “Il faut tenir compte du fait que, vu notamment l’augmentation du prix des matières premières, le prix des voitures a augmenté. Donc, une remise de 20 pc sur un prix de base qui aurait augmenté d’autant ne signifie pas un produit moins cher.” Et d’ajouter : “Les entreprises ne peuvent pas vendre à perte. Elles font toujours un bénéfice. Mon conseil pour évaluer correctement la situation : comparer les prix de base.”

De quelles indications dispose-t-on pour tenter de deviner quel sera le comportement du public ? Il y a deux mois, le Crioc publiait une étude dont les conclusions semblaient attester d’une certaine méfiance ambiante. “Les consommateurs affirmaient qu’ils allaient modifier leurs habitudes à cause de la crise”, rappelle Marc Vandercammen. “Nous sommes en train de refaire le même sondage et pourrons effectuer la comparaison dans quelques semaines. Sans doute, l’indexation des salaires permettra-t-elle au consommateur de récupérer la perte antérieure…”

Mais de quelle manière le contexte pourrait-il influencer les choix ? Un coup d’œil au top 10 des marques les plus vendues en décembre (voir infographie page précédente) ne révèle pas de bouleversement significatif. Quant au détail par modèle à ce moment-là, il n’est pas encore disponible. Au-delà des dix premières places, on remarque tout de même la forte remontée de Nissan et Mazda par rapport à décembre 2007. Jaguar, Cadillac, Ferrari et Caterham figurent également parmi les gagnants, avec respectivement 47, 9, 3 et une voitures neuves vendues le mois passé. Les chiffres cumulés pour tout 2008 montrent que Jaguar a amélioré ses ventes de plus de 40 pc, Cadillac de près de 60 pc, Ferrari de 7 pc, et Caterham de… plus de 230 pc ! Crise de liquidités ou pas, le segment “luxe” s’en sort la tête très haute pour l’instant.

En Belgique, l’année 2008 s’est clôturée sur un nombre record d’immatriculations (535 947), alors que, dans la plupart des autres pays européens, le marché auto a plongé. C’est la raison pour laquelle on n’en est pas, chez nous, aux spectaculaires stocks qu’il faut écouler à tout prix. Cela dit, les perspectives pour 2009 sont grises avec un recul attendu des ventes de l’ordre de 10 à 20 pc. “Le Salon sera un excellent baromètre de ce qui se passera ensuite”, prévoit Joost Kaesemans, porte-parole de Febiac. On comprend pourquoi le secteur qui retient son souffle fait le maximum pour créer un contexte propice à la vente. “Le consommateur”, insiste Jean-Philippe Ducart de Test-Achats (lire ci-dessous), “ne doit pas oublier que c’est lui qui détient le choix final et que le meilleur moment pour acheter une voiture, c’est quand il en a besoin. Alors, il a toujours la possibilité de négocier, que l’on soit en période de Salon ou pas”. Et de laisser entendre que, si le marché ne se rétablissait pas, une seconde vague de prix encore plus cassés pourrait bien déferler vers le printemps. Mais faut-il vraiment l’espérer ?

Par MONIQUE BAUS

Crédit Photo: Olivier Pirard