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24/01/2010

Rencontre du troisième type

Certaines voitures présentées au Brussels Expo ont étonné. Surpris. Emerveillé. Attirant les visiteurs, elles ont fait tourner les têtes et ouvert grand les yeux.

Voici un tour d’horizon des véhicules spectaculaires et sortant des standards du secteur que nous avons l'habitude de voir et de cotoyer.

Quand l'automobile rencontre le futur...

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So vintage

DSC_0028.JPGElle représente un véritable contrepied à la thématique de la 88 ème édition, Healing to tomorrow. Elle contraste à l’atmosphère ambiante, faite de modernité, voire de futurisme, qui plane au dessus du Salon. La 402. Trois chiffres qui nous ramènent dans le passé.

"C'est un clin d’œil de Peugeot. Nous voulions rappeler que notre marque fabrique depuis des années des voitures. Nous sommes tournés vers le futur. Mais, nous n’oublions pas notre passé", explique une des informantes du stand. Qui, lui, pour le coup, affiche un look très futuriste.

Cette voiture 402 de Peugeot a été produite entre 1935 et 1942. Des années marquées par la Seconde Guerre mondiale et les limitations financières qui s’ensuivent. Fabriquée jusqu’à la fin de la guerre, la 402 a connu un succès de vente grâce à son design attrayant et à ses bonnes performances. De plus, elle jouit à l'époque d'un silence de fonctionnement rarement égalé.

Regardez-la. Elle n'a pas pris une ride.

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Ils ont fait briller votre salon

Dans la série petits métiers ô combien importants, les nettoyeurs de voiture du Salon de l'auto figurent en très bonne position.

Quelle délicieuse jeune fille irait poser sur une voiture pleine de taches de doigts? Quel acheteur irait dépenser les économies durement gagnées pour une Jaguar toute crasse? Vous ne les voyez pas mais ils rendent votre salon glamour comme vous l'attendiez : ce sont les nettoyeurs.

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Chaque stand à ses nettoyeurs et à ce petit jeu là, chacun gère les choses à sa façon. Chez Nissan on fait simple : ce sont des students. De quoi se faire un peu d'argent facile pendant les vacances (ou les examens) dans un cadre pas franchement désagréable.

Chez Citroën même esprit, on a engagé des travailleurs intérimaires qui se débrouillent comme des pro et reçoivent de nombreux compliments de la clientèle avec qui ils discutent sans se forcer.

P1020364.JPG Chez Mercedes, standing oblige, on a carrément engagé une entreprise professionnelle de          nettoyage pour faire briller les carrosseries.

Et finalement la palme revient à ... Opel qui utilise la même équipe depuis des années dans tous les  salons en Europe. Ils ont une vingtaine d'années, sont originaires de Pologne et passent leur temps  sur les routes à suivre les véhicules de salon en salon. Inge Van Robbroeck justifie le refus  d'entretiens avec eux par le fait qu'ils ne parlent que polonais et explique le choix de la marque par  le simple fait "qu'ils connaissent les modèles comme personne". Ils sont donc 6 en Belgique pour  lustrer 15 véhicules mais l'équipe est extensible jusque 15 pour d'autres salons.

Reste qu'étudiants, intérimaires, professionnels, ou polonais peu importe,  autant profiter de cette  dernière journée de salon pour saluer leur travail aussi discret qu'important.

 

 

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23/01/2010

Citroën fait sa révolution

DSC_1183.JPGInsolente, intense, effrontée. Et surtout unique en son genre ! Cette voiture représente une véritable attraction au Salon! Sortie tout droit du futur et d’un film de science-fiction, la Revolte de Citroën plonge les visiteurs du Palais 6 au coeur de l’imaginaire et de l’allégorie.

Ce concept-car au design audacieux bouleverse les standards préétablis des citadines compactes et offre une vision inédite et originale du luxe automobile. La Revolte est l’interprétation moderne de la mythique deux chevaux. Et elle s’inscrit dans une certaine rupture par rapport à son ancêtre. Selon le porte-parole de Citroën : « La 2CV était spartiate et neutre, la Revolte est intelligente et technologique. La 2CV était lente et rebondissante, la Revolte est vive et nerveuse. Et, la 2CV était basique et simplissime, la Revolte est luxueuse et colorée.»

Effectivement, sa robe est, ici, d’un mauve éblouissant, audacieux et irrévérencieux. Ses portes DSC_1193.JPGs’ouvrent de manière antagoniste, laissant apparaître un intérieur avant-gardiste et inhabituel. L’espace accueille un univers ouvertement haut de gamme : son cuir ébène tramé se conjugue et se marie au velours rouge corail et à l’acier luisant et miroitant. Cet habitacle d’un standing élevé a été pensé selon une atmosphère lounge et détendue. Il mêle des touches vintages et de modernité exaltée. Le siège « bassin » du conducteur et le volant paraissent sortir tout droit d’un vaisseau de la Guerre des Etoiles. Cet élan de futurisme contraste avec la banquette de derrière, conçue comme un sofa où le passager peut se lover et s’allonger. Circulaire et au look désuet, elle trouverait parfaitement sa place dans un boudoir opulent ou un cabaret prestigieux! « Nous voulons déplacer le curseur vers plus de luxe, en travaillant sur les couleurs et les matières, à l’image de la bijouterie ou de la cosmétique. Même s'il y a des codes esthétiques rappelant la deux chevaux, la Revolte se positionne comme l'adaptation moderne. Avec spécialement la simplification des éléments à bord afin de ne conserver que l'essentiel.», affirme Carlo Bonzanigo, responsable des concept-cars Citroën.

DSC_1198.JPGRevolte. Ce nom renvoie également à la révolution verte. Le véhicule s'inscrit dans une contribution à l’environnement. La banquette renferme des batteries électriques qui forment le concept hybride. Outre un moteur thermique traditionnel, le véhicule est composé d’un autre moteur, électrique cette fois. Il peut fonctionner en parfaite autonomie et ne rejette, dans ce cas, aucune émission de CO2.

Autre innovation technologique, la Revolte jouit d’un écran tactile innovant. Le faisceau de cristaux qui le compose permet de recycler l’air à bord du véhicule. De plus, toujours dans une vision écologique, elle possède une capote parsemée de nombreuses cellules photovoltaïques. Ces dernières garantissent et approvisionnent les activités électriques attachées au confort à bord. Et ce y compris à l’arrêt.

La révolution n’est pas encore en marche. Pour l’instant, le nouveau bébé de Citroën n’est toujours qu’à l’état de prototype. Les amateurs devront encore patienter.
La vidéo:

Le palais Mercedes

Après deux heures de visite, tout visiteur qui n'est pas entré par le Palais 10 se pose une question : mais où est passé le stand Mercedes? Pourtant, s'il cherche attentivement, il ne peut manquer le fameux sigle de la marque situé tout au bout du palais n°5. Il s'approche, se fraye un chemin à travers la foule, et débouche au bout de quelques mètres sur un étroit couloir décoré aux couleurs du constructeur allemand. Rassuré autant qu'intrigué, il s'engouffre dans ledit couloir et voilà qu'en l'espace de quelques mètres, s'offre à lui un palais tout entier dédier à la marque mythique : le palais Mercedes!

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L'entrée est bondée, les hôtesses discrètes et les informants en nombre... pas de doutes, l'accent est mis sur la vente. Et cela semble fonctionner : Les acheteurs potentiels regardent les véhicules et une fois prêts à passer à l'acte, sont invités à rejoindre un espace lounge surélevé pour signer les papiers au calme.

"C'est un salon où l'on vend" nous confirme Nathalie Pierard, directrice de communication chez Mercedes. "Vous ne verrez pas de concept car ou de petites électriques parce qu'on a voulu jouer la carte réaliste : vous voulez l'acheter? vous pouvez!" Des modèles hybrides et électriques sont bien en production mais vous ne les verrez pas ici. Tout comme d'autres modèles plus traditionnels : "Le palais est bien grand mais c'est vrai qu'on a du placer quelques modèles à l'extérieur" continue Nathalie pierard. "Des modèles comme la classe R qu'on regrette un peu de ne pas avoir installé à l'intérieur puisque beaucoup de personnes semblent s'y intéresser."

 

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Quant à la présence dans un palais isolé, elle n'est pas voulue mais historique : "Chaque année quand les camions n'exposent pas, nous avons le même palais. Cela nous permet de gagner du temps et de l'argent, et les visiteurs peuvent nous voir de l'extérieur." Ajoute Nathalie Pierard, avant de conclure : "De toute façon, je penses qu'un visiteur du salon de l'auto viendra systématiquement visiter le stand Mercedes.

Voilà qui est bien dit et qui devrait remonter le moral du constructeur après une année 2009 bien difficile (19% de baisse des ventes). 

 

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22/01/2010

"Calmes, professionnels et accueillants"

Chaque année, plus de 100 personnes assurent la sécurité et le bien-être de quelques 60 000 visiteurs journaliers. Un travail long et exigeant qui réunit agents de sécurité, pompiers, ambulanciers et stewards, et débute des semaines avant l'ouverture des portes.
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Depuis plus de trente ans, la même société assure toute la sécurité du salon. La raison à cela est simple : les hommes de G4S connaissent parfaitement les lieux et sont rôdés à la gestion des rassemblements de masse.
Dans le cas du Salon de l'auto, ce sont 100 agents de sécurités mobilisés dont 50 présents en permanence sur le terrain, du montage au démontage. Tous effectuent des shifts de 12 heures et se doivent de rester calmes et souriants en toutes circonstances pour apaiser les esprits et éviter le moindre dérapage. "Il y a un énorme travail avant que ça se mette en route" expliquent Alain Dhaese et Gaël Van De Sande, respectivement directeur du département sécurité événementielle et superviseur de la sécurité sur le site. "Les premiers sont occupés depuis le mois de juillet à organiser les plannings et procédures, et les premiers hommes de terrain sont arrivés sur place le 26 décembre". Outre l'aspect strictement sécuritaire, il faut organiser le trafic, aider les exposants à s'installer, et permettre à chacun de travailler dans de bonnes conditions.
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De l'avis général, le moment le plus tendu reste le jour d'ouverture : " C'est la journée la plus importante pour le client (dans ce cas-ci la FEBIAC, organisatrice du salon) et il faut déjouer les nombreuses sources de tension. On se retrouve face à 15 000 voitures dans les parkings, et plus de 60 000 personnes qui sortent des embouteillages, ont du faire la file, sont pressées de découvrir les nouveautés et n'ont quasiment pas la place de marcher. En cas de problème on dispose de nos propres pompiers ambulanciers mais pour le Salon de l'auto, la Croix Rouge vient en renfort", explique Alain Dhaese.
Avec autant de visiteurs réunis dans un espace restreint, on peu se demander s'il est possible d'évacuer tout le monde en cas d'incendie! Tous deux expliquent alors qu'ils maîtrisent parfaitement les sorties de secours, qu'ils disposent d'un mini-hôpital sur place, et qu'ils se donnent un délais maximum d'une minute pour arriver sur les lieux exacts de l'incendie ou de tout autre calamité.
"L'évacuation c'est notre spécialité" rajoute Gaël Van De Sande. "Qu'il s'agisse d'un incendie ou de n'importe quel autre problème, nos agents sont drillés : plusieurs d'entre eux se positionnent sur le trajet pour faciliter le passage, d'autres indiquent la portent de sortie la plus proche à l'ambulance, et les personnes concernées sont encadrées par 3 ou 4 de nos agents". Mais il doit bien reconnaître qu'en cas de catastrophe massive, "la situation est très difficile à gérer, et ce indépendamment de l'entraînement dispensé auparavant".
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Pareil cas de figure s'est-il déjà présenté? "Pas encore" ajoute Gaël Van De Sande. "Mais cette année les gens sont plus nerveux, plus agressifs et on est confronté à beaucoup de petits problèmes qui prennent une certaine ampleur comme des bagarres, des jambes cassées, et une crise cardiaque."
Et c'est bien pour cela que le premier travail des agents de sécurité consiste à accueillir et déstresser les visiteurs parfois nerveux avant même de rentrer dans les palais. Les vigiles ont un centre de commandement dans le palais 5 et si la situation prend trop d'ampleur, ils sont en contact direct avec la police, présente sur place elle aussi!
Dans le cas des ennuis avec les hôtesses par exemple, les indélicats étaient suivis par des agents en civil avant d'être remis à la police.
Reste enfin une question fondamentale : 50 agents sur place pour 50 000 personnes s'est suffisant? "On fait avec" répond Gaël. "On a de très longues journées de 12 heures et il n'est parfois pas possible de faire des poses".
Pas de quoi perturber nos chefs de la sécurité pour qui la devise reste éternelle : rester calme, professionnel, et accueillant.

La moto, une liberté qui a un prix

DSC_0904.JPGLes cheveux au vent. Les mains sur le guidon. Les routes à perte de vue. L’esprit indompté. La moto représente cet idéal de liberté totale et de grande évasion. Un mode de vie qui séduit un grand nombre d’individus mais qui ne convient pas à toutes les bourses.

La popularisation commerciale des deux-roues est indéniable. Pas étonnant, donc, que le Salon de l’Auto fasse la part belle à ces véhicules. Les palais 1 et 3 du Brussels Expo accueillent et exposent les deux roues des marques les plus célèbres du secteur. Kawasaki, Triumph, BMW, Yamaha, Ducati et la légendaire Harley Davidson, les plus grands noms sont là pour présenter leurs nouveautés. Cela fait plus de dix ans que le secteur participe annuellement aux Salons de Bruxelles. L’événement représente une vitrine incontestée pour les motos, quads, scooters et cyclomoteurs. De plus, il offre également de multiples stands consacrés aux vêtements, équipements, accessoires, services et renseignements. De quoi ravir pleinement tous les amateurs de moto. Et, ils sont nombreux à adopter ce véhicule de loisirs.

Le show-room consacré aux motos connaît un certain succès et captive les foules. Les visiteurs n’hésitent pas à enfourcher et à chevaucher les DSC_1317.JPGengins et à mimer des gestes de conduites. Comme s’ils roulaient sur le tarmac. Les flash crépitent, immortalisant toujours ces mêmes scènes. Mais, tous ces gens achètent-ils ? « Non », répond un vendeur du stand Yamaha. Il explique : « Nos modèles attirent de nombreux curieux et rêveurs. Ils sont fascinés. Ils veulent se mettre dessus et se comporter comme des « vrais » motards. Les deux-roues sont synonymes de liberté, d’indépendance et de sportivité. Ce sont des notions qui attirent et séduisent quantité de personnes. Mais, au final, peu achète. Un sondage circule. Il énonce que 1 visiteur du salon sur 5 est là pour acheter. Mais, dans les faits, tout ceci est faux. Les gens regardent nos modèles. Les prennent en photo. Ça, s’arrête là souvent. Il faut dire qu’une moto coute un certain prix. Et avec la crise, les gens sont attentifs à leurs dépenses. »

En effet, la majorité des motos coûtent plus de 7.000 euros. Pour ce prix, vous roulez avec une moto moyenne de 2 à 4 cylindres, sans artifices, ni gadgets. Trouver des modèles moins onéreux ? Pas évident, mais c’est possible. Pour y parvenir, il faudra aller plus du côté des scooters (3.000 euros pour un petit) que des motos proprement dites. Ou opter pour la marque coréenne, moins connue, Hyosung, qui propose une moto de 650 cc sous la barre des 5.000 euros. Les japonaises, les européennes et les américaines, ne proposent que des modèles flirtant avec les 7.000 euros et plus. Et, que dirent des nouveautés du secteur ? Certaines motos, jouissant d’innovations technologiques exclusives, dépassent allégrement les 10.000 euros.

DSC_1321.JPG« Le prix est là. Mais, quand on aime on ne compte pas. La moto, c’est vraiment une passion. Elle procure des sensations sur la route. Mais, surtout, elle s’accompagne d’un esprit et d’une philosophie propres aux motards», précise un vendeur de chez Triumph. Ce à quoi Philippe, un passionné de deux roues, complète : « La moto, c’est un ensemble de choses fantastiques. Quand je suis au guidon de ma moto, je suis totalement libre et indépendant. Affranchi de tous mes tracas. C’est un sentiment particulier mais surtout merveilleux. Je vis totalement selon l’esprit motard dont les caractéristiques sont la communication et la solidarité." Et de conclure: « La moto ? C’est un art de vivre. »

 

Retrouvez les motos du Salon dans nos deux galeries photo: les Harley Davidson et un tour d'horizon des différents modèles.