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Le Salon gère la crise de foi

salonautolibre2.jpgLe Salon des véhicules utilitaires légers, de loisirs et motos s’ouvre au public. Le contexte économique en accentue les enjeux. Mais le secteur veut (se ?) rassurer. Tout est fait dans les palais du Heysel pour donner confiance et envie d’acheter.

Marre qu’on nous parle de la crise", commente un visiteur sirotant vendredi sa coupette de champagne aux premières heures d’ouverture aux professionnels du Salon de Bruxelles. "Vraiment, les médias exagèrent !" Le ton est donné. Pas question de sacrifier la moindre paillette. Ballet d’hôtesses court vêtues, grands écrans aux images de rêve, prototypes futuristes. Pas de doute, on est bien au Salon de l’Auto. Et ce, même si cette édition 2009 est un "petit" salon, consacré aux utilitaires légers, véhicules de loisirs et motos (lire ci-dessus, supplément LLB 16/1 et dossier LLE 10/1).

Depuis quelques semaines, la situation économique a pourtant sacrément mis la pression. En commentant le nombre d’immatriculations pour 2008, Joost Kaesemans, porte-parole de Febiac (la Fédération de l’industrie automobile et du cycle), rappelait à quel point le marché belge s’en sort bien. Mais prévoyait déjà une diminution d’environ 20 pc pour 2009. Dès lors, "le Salon sera un excellent baromètre" .

Quel sera le comportement du consommateur ? Bien malin qui pourrait répondre sans risque de se tromper. Donc, dans les stands, pas question de se montrer défaitiste. "Pas de stress particulier , réfute Olga Rémy, la porte-parole de Peugeot en Belgique. On verra bien. Nous avons confiance en notre gamme ! Les problèmes liés à la crise sont chauds, c’est vrai, mais surtout dans les pays qui ont des problèmes structurels comme en Espagne où le marché s’est effondré. Ce n’est pas le cas ici." Et cette pluie de promotions, qui semblent plus alléchantes que jamais : une illusion ? "Il y a des promotions à chaque Salon. Cette fois aussi." Mais de reconnaître : "Nous suivons le marché, en faisant de bonnes offres nous aussi."

Comment redonner foi au consommateur qui l’aurait perdue ? De nombreux constructeurs caressent la belgitude. Chez Peugeot, par exemple, la 207 fanfaronne comme première voiture la plus vendue dans notre pays. Tiens, juste en face, Citroën porte la couronne de numéro un des monovolumes en Belgique. Les allusions aux performances du plat pays sont nombreuses. Car, surtout en période de disette, chacun tient à préserver voire accentuer sa part. "Dans ce contexte , reconnaît Luc Van Asker, directeur commercial de Fiat Professional, la pression est particulière." Mais, rapidement, il se reprend : "Même si les ventes devaient un peu reculer, cette année, on voit quand même d’excellents résultats. Je suis certain qu’on n’entrera pas en récession ici comme au Royaume-Uni ou en Espagne. Je dirai qu’on reviendrait plutôt à la normale."

Autre aveu, anonyme celui-là : "Les ventes sont bonnes grâce aux promos. Nous pouvons en faire surtout sur les modèles qui partent moins bien, ce qui reste une bonne affaire pour nous."

Difficile de soutirer de vrais aveux à des sportifs juste avant le lancement de la course. Quelques rares évoquent la difficulté grandissante des clients à obtenir des financements. Et puis plusieurs, tout de même, avouent avoir un peu réduit leur budget Salon, compte tenu des circonstances. "Chez nous, c’est un peu de surface en moins , explique Thierry Louckx, manager chez Fiat. En face, les frais de décoration ont été réduits."

Pour autant, interdit de dire que ce Salon des utilitaires est anecdotique. "Certainement pas, il est capital , bondit Véronique Weghsteen, porte-parole chez Renault Belgique. Nous sommes les premiers Européens dans cette catégorie et ce rendez-vous est l’occasion d’exposer toutes les gammes que nous ne montrons pas au grand Salon !" Bon(ne) vent(e) alors.

Par MONIQUE BAUS
Crédit Photo: BELGA